Football : la Coupe de France ... de Robotique

3/4

 

 

Patator: une chance insolente

Scores obtenus aux deux premiers tours des qualifications : 0/0, 1/0

Entre chaque match: choix des musiques et bruitages qui seront embarqués à bord du robot.

Patator a eu la chance de tomber contre des adversaires d'une technologie moins avancée ou moins fiable. L'unique but marqué fut un superbe shoot du pied gauche de la vachette, ce qui a suscité le respect de nombreux observateurs.

Le troisième tour des qualifications lui fut fatal. La conception de son programme rendait Patator sensible au niveau de charge de la batterie : cela affectait la précision des distances parcourues et donc la trajectoire globale du robot.

Celui-ci rata alors les buts adverses et ne put y délivrer les deux balles qu'il avait réussi à attraper. Dommage !

D’autres photos du match sont disponibles sur le site de l’ANSTJ.

Top départ

Plaquer l’adversaire

Porté en triomphe devant son fan-club --->

L’équipe pendant les pauses (1)

Problème technique

Le fauve en actiont

L’équipe pendant les pauses (2)

La fin de Patator

 

CoreDump: une razzia méthodique

Scores obtenus aux trois premiers tours des qualifications :

7/0, 5/0 (contre le futur finaliste !), 7/1

 Entre chaque match: dépouillement et analyse des "logs" du match précédent et recherche méthodique de renseignements sur la stratégie du prochain adversaire (étude des enregistrements vidéo, rencontre des équipes qui l’ont affronté, envoi d’un agent de renseignement près de son stand, etc …). En fonction de ces informations, élaboration de la stratégie d'attaque.

Le dernier tour des qualifications fut un tournant pour cette valeureuse équipe. Avec cinq balles en réserve le robot a succombé à une panne malencontreuse, survenue devant les buts adverses. Le capitaine d'équipe a volontairement éteint son robot dont le moteur fumait : le match se terminait par forfait et l'autre équipe gagnait. Leur robot était aussi bloqué que CoreDump et ils étaient d'ailleurs ravis de l'aubaine. Ah là là là là !

Mais l'équipe avait accumulé suffisamment de points pour figurer dans le tableau final. Malheureusement, le robot, si bien réglé au départ, n'a pas pu renouer avec le succès ... Mais laissons Julien SERRE nous conter les dernières péripéties : 

 " En fait ce moteur qui a grillé était notre point faible, et nous le savions avant de venir. Et ce d'autant plus que le moteur de rechange que nous avions commandé nous a fait défaut (à cause du fournisseur). Tout d'abord, l'ESEO nous a très amicalement (alors qu'ils étaient eux aussi qualifiés !) prêté les  moteurs de Speedy, le robot vainqueur de l'an dernier. On a passé une bonne partie de la nuit a les monter et à les tester. Malheureusement leur faible couple à bas régime et leur différence de vitesse ne convenaient pas à notre robot. Samedi matin dans le dernier match des qualifications le robot a glissé sur le bord et n'a pas réussi a revenir. Finalement pour les phases finales (malgré les deux derniers matchs loupés, nous sommes restés 1er des qualifications jusqu'à la fin) nous avons décidé (une erreur ?) de remettre le moteur qui nous restait et de remplacer l'autre par un même moteur mais qui avait montré de grands signes de faiblesse (et qui chauffait atrocemment).

En 8eme de finale, le sort était jeté, car nous savions que nous n'aurions pas le temps de toucher aux moteurs entre deux matchs. Au début, tout semble marcher à merveille : CoreDump avale comme  prévu ses quatre balles et vient se positionner devant son but au moment même ou notre adversaire tente de tirer. Les balles rebondissent sur la plaque de plexiglass. Une tempo de 25s plus tard, CoreDump repart pour aller marquer ! Mais malheureusement il finira son parcours contre la bordure.

Le match nul nous permet d'aller en quart de finale (l'égalité se jouant au nombre de buts marqués précédemment, nous avions largement l'avantage).

Mais notre robot n'était plus en état de combattre : il y avait une odeur de brûlé, et au minimum l'engrenage de sortie moteur s'était détaché. Avec un seul moteur, la seule chose que nous pouvions faire était de sortir de la zone pour ne pas être forfait, et éventuellement d'y revenir pour bloquer plus ou moins bien nos buts.

Stress avant le match

Top départ

En action

La programmation des stratégies

Un adversaire malchanceux

Là, une discution s'est engagée entre Lionel, Arnaud, Laurent et moi-même pour savoir si oui non on tentait le match nul, et donc les victoires par "goal-average" ; j'étais plutôt partisan de laisser ouvertes nos cages et ainsi permettre à un robot qui marquait un but de gagner. Finalement, on trouvait un compromis : On tenterait l'égalité pour passer les quarts de finale, mais pas les demis, où on laisserait ouverts nos buts.

Nous avons donc changé une nouvelle fois nos fichiers stratégies, pour cette fois-ci quelque chose d'extrêmement simple : avance pendant 3 secondes, recul pendant 4. CoreDump sortira effectivement de travers de sa surface, reviendra devant les buts, mais en laissant une grande ouverture, et notre adversaire (l'EEA d'Orsay, que nous avions battu 5-0 pendant les qualifications) parviendra néanmoins à marquer.

Nous avons donc fini en quart de finale, 5 eme au classement général, 1er robot homologué, 1er robot à l'issue des qualifications, plus grand nombre de buts marqués, et très fiers de notre réalisation ;)  "

Une remarque pour finir : nous étions relativement bien organisés, mais quand même integrés dans l'ambiance assez cool de la Coupe. Nos "espions" qui sont, il faut quand même le dire, de par leur efficacité, une des causes de notre succès, allaient plus discuter avec les autres équipes que les "espionner" au sens classique du terme. On a même montré à nos futurs adversaires des matchs filmés de notre robot (c'est vrai que c'était pas très grave vu que de toute façon on changeait de stratégie :) La Coupe de France de robotique c'est surtout une grande fête, que l'on ait un robot performant ou pas. "

3/4